Les centres,

    un indicateur de notre ouverture

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Deux ans après notre premier périple, nous continuons à documenter ce sujet, certainement le plus grand défi auquel est, et sera, confrontée l'Europe.

 

À la dimension humaine des portraits réalisés, nous ajoutons l'aspect territorial. Lieu de passage, non-lieu de vie, combinaison entre nature, technique, culture, le territoire traduit tous les enjeux humains que soulève la question migratoire.

Le territoire est un marqueur du rapport que nous entretenons avec notre environnement, il traduit physiquement et durablement aussi bien des problématiques économiques, politiques que socio-culturelles, c'est un reflet de notre vision du monde, qu'elle soit ouverte ou fermée.

L'épreuve, la route, le parcours, le territoire sont des notions intimement liées au voyage de ces personnes jusqu'aux frontières de l'Europe, puis encore après au sein de l'espace Schengen, ce sont des questionnements permanents.

 

Comme un écho à ces hommes et femmes que nous avons rencontrés, nous avons réalisé un travail photographique sur les moyens physiques mis en œuvre pour les accueillircentres d’urgence, logements collectifs, locaux réhabilités pour faire face à la situation ; et sur les moyens qui, au contraire, tentent de contrôler, d’empêcher leur entrée en Europe – contrôles aux frontières, centres de rétention, murs, barrières.

 

Notre travail photographique se veut être une recherche sur les réponses apportées à ce qui a été qualifié de « crise des migrants », une consignation des empreintes qu’elle laisse et laissera sur le territoire européen. Nous souhaitons enregistrer photographiquement notre ouverture (territoriale) à l'Autre, ce travail sur le territoire se scinde en deux : accueil/intégration (centres en Belgique, Finlande et Grèce), fermeture/hostilité (barrières).