La Grèce,

   Une impasse au bout d'un long chemin

KALOCHORI-ILIADI - 31 DECEMBRE 2017

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Nous n'avons photographié que l'extérieur de ce centre. L'intérieur, nous l'imagions à partir des données publiées dans un rapport du HCR.

Ce centre peut accueillir au maximum 500 tentes à l'intérieur de l'entrepôt. En janvier 2017, 76 tentes abritant 133 personnes y sont installées ; parmi elles 95% de Syriens, 53% d'enfants. L'alimentation en électricité y est occasionnelle, 29 toilettes, 10 douches avec eau chaude et 10 robinets sont à la disposition des personnes qui y sont accueillies. Chaque jour, deux repas sont servis par l'armée qui, avec la police, est chargée de la gestion opérationnelle du centre et de sa surveillance. Il y a peu ou pas d'assistance, d'aide à la procédure de demande d'asile, les tensions entre communautés sont fréquentes.

L'aspect extérieur est similaire à ceux que nous avons pu observer par ailleurs. Même tentatives, dérisoires, d'humaniser une structure qui se prête peu à un habitat durable, peintures rupestres, mains d'enfants enduites de couleur tapissées ça et là sur les parois, quelques dessins, naïfs qui témoignent d'une pensée, d'un imaginaire qui rêvent d'un ailleurs, meilleur mais inaccessible, la Grèce, cul de sac de l'Europe, cimetière d'un rêve de vie meilleure.

Et on retrouve le même « protocole », démontage d'équipements mis en place pour accueillir les demandeurs d'asile et laissés à l'abandon, dans un coin.

Les centres en Grèce