La Belgique,

   Une expérience récente

LANAKEN - 9 OCTOBRE 2017 

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Lanaken, ville flamande de 25 000 habitants ; ici, cas de figure différent, le centre est dirigé par la Croix-Rouge, partenaire de l'agence fédérale Fedasil. Là encore, la personne avec qui nous avions rendez-vous n'était pas là le jour de notre visite. Le fonctionnement des locaux et l'historique de ce centre nous ont été présentés par une personne qui nous semblait être travailleur social.

Le centre est installé dans les anciens bâtiments d'un édifice religieux. Transformés en sanatorium, centre de soins pour enfants malades et enfin, en centre d'accueil pour demandeurs d'asile, ces bâtiments ont connu de multiples reconversions. Aujourd'hui environ 300 personnes les occupent, dont un quart d'enfants.  Le centre comprend plusieurs bâtiments, des terrains de foot et de basket-ball situés à l'arrière des constructions, au beau milieu des bois.

La plupart des résidents disposent de vélo, comme à Jodoigne. Il y a aussi un arrêt de bus devant le centre mais la fréquence de passage nous semble très faible. Ce centre n'a ni mur, ni barrière, d'ailleurs, pour aller où ? Comme nous l'a indiqué l'accompagnatrice « full acces to the forest ». De fait, les interactions et les échanges avec les autochtones sont vraiment limités s'ils ne sont pas volontairement initiés. 

En 2016, 12 000 décisions finales concernant 15 500 personnes sont rendues par le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides ; « décisions finales » signifient procédure arrivée à terme, plus aucun recours possible ; 12 000 décisions, 15 500 personnes concernées, cette différence parce qu'une demande peut être déposée par un ou des parents ayant des enfants. 

Pour 57,7 % des décisions finales, le CGRA a accordé le bénéfice d'une protection internationale, 45,8% des décisions finales accordaient le statut de réfugié et 11,9% le bénéfice de la protection subsidiaire.

 

Aussi, certains résidents de ce centre recevront une réponse favorable à leur requête, sous un délai généralement constaté dans ce centre de six mois à deux ans selon la personne qui nous a servi de guide ; ils seront ainsi confrontés à la problématique de l'Intégration, la fameuse que tous les Ministères nationaux exigent de tous les candidats à l'asile.

Comment exiger, ou même attendre, de personnes qu'elles s’intègrent, qu'elles adhérent à une culture quand elles sont aussi isolées de la nation qu'elles sont supposées découvrir ?

Les centres en Belgique