Calais – Bourgas

Septembre 2015, nous suivons en sens inverse le parcours des « migrants » venus chercher asile sur notre continentDurant ce périple, nous avons vécu dans notre véhicule, libres, sans contrainte de temps, entièrement disponibles pour rencontrer ces personnes appelées indifféremment « migrants », « demandeurs d’asile », « réfugiés ». Nous avons voulu concentrer notre travail photographique sur l’humain, privilégiant le portrait, plus d'une centaine réalisée ; mais aussi des photos d’objets personnels, autant de témoignages de leur parcours douloureux, de traces d'une vie laissée derrière eux.


Le travail que nous avons réalisé durant ces 5 mois s'appuie sur une évidence, aucune aire géographique ne peut vivre en autarcie, les sorts des habitants de Calais, Londres ou Damas sont étroitement liés. Dans un tel contexte, la question démographique et, au-delà, humaine, est primordiale. Et il ne s'agit pas seulement de données statistiques, il s'agit d'êtres humains et de vivre ensemble. Notre travail ne relève pas seulement de ce constat qui s'impose à nous, il participe aussi d'une conviction profonde, celle que l'être humain est la valeur première et dernière.

Sofia

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