Liaison Danemark-Suède,

   Deux voisins se contrôlent

BARRIÈRE DE COPENHAGUE - 27 OCTOBRE 2017

1/3

Depuis sa création en 1951, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), agence dépendant de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), établit chaque année un programme de réinstallation des réfugiés.

 

Le HCR définit la réinstallation comme la sélection et le transfert de réfugiés d’un État dans lequel ils ont cherché une protection vers un autre État qui accepte de les accueillir comme réfugiés avec un statut de résident permanent.

Ce statut garantit une protection contre le refoulement et confère au réfugié réinstallé, à sa famille et autres personnes à sa charge, les mêmes droits que ceux dont bénéficient les ressortissants nationaux. La réinstallation offre également l’opportunité d’accéder ultérieurement à la naturalisation dans le pays de réinstallation.

En 1989, le Danemark décide d'adhérer à ce programme en acceptant chaque année 500 réfugiés.

Mais depuis les élections législatives de 2015 et son arrivée au poste de ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Inger Støjberg est à l'origine d'une série de dispositions restrictives ; son objectif : réduire coûte que coûte l'entrée d'étrangers sur le territoire danois ; ses mesures, confiscation des biens des « migrants », loi permettant le refoulement de personnes à la frontière. Ainsi, l'année suivante, en 2016, le Danemark cesse de participer au programme de réinstallation de l'ONU.

Difficile de savoir si c'est une conséquence du contexte européen ou plus précisément des mesures mises en œuvre par le Danemark, mais, les statistiques indiquent une chute considérable du nombre de demandes d'asile enregistrées dans ce pays : 2015, 21 316 ; 2016, 6 266.

Le Danemark ne se satisfait pas de modifier sa législation en matière d'accueil des « migrants », des dispositions d'ordre « physique » sont également prises. Pour tenter de contrôler et d'enrayer les entrées sur le territoire, le gouvernement danois met en place des contrôles d'identité systématiques.

Les conditions dans lesquelles ils ont quitté leur pays ne permettent pas toujours aux « migrants » d'emporter leurs pièces d'identité avec eux, aussi, une fois le pont de l'Øresund occupé et contrôlé par les forces de l'ordre, ce point de passage a été délaissé au profit des liaisons par trains ; une barrière a été construite à la gare de Copenhague pour également contrôler les flux de « migrants » qui se sont rabattus sur l'axe ferroviaire plutôt que routier.

Elle était démontée au moment des prises de vue, mais on peut encore en voir les points d'ancrage qui séparent les deux voies.

BARRIÈRE DE MALMÖ/HYLLIE - 27 et 28 OCTOBRE 2017

1/3

Contrairement à Copenhague, la barrière est encore en place et les forces de l'ordre sont toujours présentes. Elle permet de séparer la voie internationale qui assure la liaison avec le Danemark et les voies assurant des dessertes nationales. Le trafic de passagers est toujours contrôlé, cette barrière semble dérisoire, à tel point que son efficacité nous laisse dubitatifs.

Nous continuons notre route vers la Norvège.